Jamais sans souvenir




Entre le monde et moi, quel gouffre.
Il possède tout et ne pardonne rien,
Pieds et mains transpercés
Corps en lambeaux
Je pardonne encore.

J’ai dit oui quand il fallait dire non
Vous devinez la suite….

Je ne t’avais pas encore rencontré
Je n’aurai même pas osé t’approcher
Ou lever les yeux sur toi.
Il ne m’a pas manqué grand chose
Juste quelques siècles.

Patiemment jour après jour
Je comble le gouffre
Entre le monde et toi
Pour me souvenir de ton souffle sur ma peau
Ton épaule contre la mienne.
Je n’ai pas oublié.

Photo © martin-vitek
Texte© Pascal Sauvaire

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